Vars Mountain Trail by Yana

 
 
Var Mountain Trail 42km 2900D+ : ça fait quelques années que je rêve y participer, mais… en 2017, 2018 le calendrier est déjà bien chargé, je n’y vais pas, en 2019 j’y vais, mais il fait mauvais et je bifurque sur le tracé de 24km, 2020 c’est annulé, alors 2021 je ne veux pas le rater ! Je suis motivée, mais pas du tout entrainé pour gérer autant de D+ et surtout de D-. Les derniers temps je ne fais que quelques mini footings dans la semaine entre mes séances quotidiennes de Crossfit. J’hésite jusqu’à dernier moment, je surveille la météo, et, finalement je me décide pour y aller, on verra bien, je ne ferai peut-être que le 24.
Je pars samedi après-midi, il fait chaud, il y a du monde sur la route, je mets plus de 4h pour arriver à Vars. J’hésite encore aux inscriptions et puis je me dis : il faut amortir le temps de déplacement pour profiter au max. Donc, go pour le 42 km, au pire je on arrêterai au 30 si je suis trop fatiguée … je m’inscris, consciente des barrières horaires serrés. On me dit aussi que les bâtons sont fortement conseillés sur cette distance. Ah, bon je les ai laissés à Marseille et de toute façon je ne prends pas les bâtons pour les 40-60. Je le regretterai le lendemain.
Le départ est à 7h, le réveil à 5h ça pique un peu, mais la motivation est là et la météo est très bonne. Il est 6h30, je me dirige vers l’arche de départ, il fait 10-12°C, pas de vent c’est parfait. La belle surprise au départ : des amis de MTC Cyril et Margo sont là, Cyril va faire la course. On se dirige tranquillement dans le SAS et après le breifing on part au sifflet.
Comme d’habitude ça part un peu vite, même si les premiers km sont en montée. Je me cale en fin de peloton pour être bien à mon rythme, le chemin est long. Les sensations de début sont plutôt bonnes, je suis un peu plus essoufflée que d’habitude, mais c’est normal, on est à 2000 d’altitude.
Les premiers 7 km sont plutôt « faciles », on arrive au premier point d’eau largement en avance sur la barrière horaire. Je rempli une flasque supplémentaire et s’est partie pour la première grosse difficulté : une longue ascension jusqu’à pic des Serennes à 2800m. La progression est difficile, je commence avoir quelques vertiges liés à l’altitude, mais les paysages sont magnifiques, ça rebooste. Enfin en haut, le parcours continue sur les crêtes, c’est très beau, mais j’ai toujours des vertiges, alors je ne vais pas trop vite. J’entends, ‘Yana !’ C’est une amie de trail Aurèlie sur le parcours de 24 (ils sont partis une demi-heure plus tard), elle a aussi un peu mal d’altitude mais plus en forme que moi. Km 12 : la bifurcation des deux parcours, on entame une descente bien raide au début et plus douce après, nous avons 8 km assez roulants pour arriver au ravitaillement de 20 ème km à Basse Rua. Très cool cette partie, le paysage est toujours aussi beau, je me sens beaucoup mieux qu’en haut ! On arrive au ravitaillement, nous sommes un petit groupe de fin de peloton, il est 10h50. Et là on réalise, que la barrière horaire se ferme dans 20 minutes ! La prochaine est au ravitaillement du 30 ème km à St Marie à 13h10, et entre deux points il y a 10 km avec presque 850 D+ sur les premiers 5. Il ne faut pas trainer, je mange vite un petit sandwich au fromage, un peu de coca, et c’est reparti !!! La montée est longue et très raide par endroits, il commence faire un peu chaud, même en altitude. Enfin, la descente et il n’est pas loin de 12h20-30 😱… il faut envoyer, mais la pente est très raide et un peu technique, mon genou gauche commence envoyer les signes de détresse, je regrette l’absence de bâtons, j’avance encore bien, mais je pense à la semaine des entrainements au crossfit que je ne peux pas rater avant de partir en vacances, je penses qu’il ne faut pas trop insister pour arriver à temps, il n’y a aucun enjeu, le plus beau est déjà parcouru et, pour finir cette fois, mon corps n’est pas prêt, je risque de le payer cher à la dernière descente ! Avec toutes ces pensées raisonnables, c’est déjà fini dans ma tête, je ralenti, et je descends à un petit rythme vers le ravito du 30ème, ils sont en train de tout plier, le serre-file est parti depuis 10 minutes. La chaleur est maintenant importante et je suis contente d’arrêter, il reste 12 km et 900D+. Avec la chaleur et la fatigue ce ne serait plus du tout un plaisir.
Je demande une orange, un peu de coca et je me mets à l’ombre en attendant le reste de peloton. Dans 10-20 minutes tout le monde est là, personne ne veut continuer tout seul et surtout sans le balisage. On attend la navette, on échange, dans le groupe il n’y a qu’une débutante, les autres sont tous les traileurs ou ultra-traileurs expérimentés, ça me rassure, même si nous avons de l’expérience, physiquement il y a des bons et des mauvais jours, et surtout, il y a des courses plus exigeantes que d’autres, il faut juste tenir compte de tous les paramètres et il vaut mieux être bien préparé pour affronter ces sentiers d’altitude. Voici une nouvelle expérience, mais aussi une leçon! Il manquait de la determination dans ce projet sportif, il y avait un rêve, presque un caprice, mais pas un défi, pas un objectif…
Mais j’y retourne l’année prochaine si tout va bien pour boucler la boucle 😊!
 
 

Trail Verbier Saint-Bernard by Stéph

Le "Grand Saint Bernard"... Rien qu'au nom j'aurai du me méfier... 😜😜😜
Le 3 Juillet : 3h45... Je suis au milieu de coureurs(ses) tous plus affûtés les uns que les autres, piafants d'impatience, frontale sur le front, montre réglée... Tous attendent le départ... "Mais qu'est ce que je fous là ?!?!?" Un combat dans ma tête commence... Il durera 29h49... J'appuie sur START... Je suis foutue, j'active la puce de mon dossard : le 244!!!
Ça part vite... Très vite... Personne ne se parle. Chacun essaye de se placer. Je me concentre sur ma foulée. Je relâche mes épaules et je me fonds dans la masse qui déroule jusqu'à la sortie de la ville. Un petit single s'enfonce dans la nuit où seules nos frontales brillent comme des lucioles à la queuleuleu. Juste le temps de se chauffer un peu et la descente vers Sembrancher s'amorce... Un lâcher de feu follés se déroule devant mes yeux... "Et les gars... On part pour 111km!?!?!" Au risque de me cramer, j'emboite le pas. Les jambes sont là... Je me prends au jeu... Plaisir de courir dans la nuit... Grisant !!! On verra bien la suite... Il me faut un peu d'endorphines pour me mettre dans la course... Gogogooooo 🏃🏼‍♀️
Premier ravito. Bizarre, je n'ai pas faim... Je prends un quartier d'orange, un morceau de pain d'épice, recharge mes fioles et repars. Première montée, le ton est donné : 1900m de D+ se dévoile au lever du jour. Je suis bien. Je double allègrement tout en me freinant. Je garde en tête les consignes de mon coach JP Camm "750m/h"... Je passe à 800 et lâche 5 filles derrière moi tout en me disant qu'elles me repasseront à la descente... mais pas grave 😅 petit kiff du matin😜.... Descente sur Champex que j'avais déjà vu de l'autre rive sur l'UTMB... Finalement, seulement deux me repassent devant. Je ne reverrai pas les 3 autres....
Depuis le départ je n'ai échangé avec personne... Chacun se toise... Il y a ambiance😅... Je reste le moins de temps possible à chaque ravito, des fois que je ne repartirai pas...🙄
Deuxième montée : Le point le plus haut à 2826m, la Cabane d'Orny. L'altitude se fait sentir: barre sur le front, nausées.... "Ça va passer... Ça à passer..." 🤞🤞🤞 La neige est là. Le ciel se couvre. La brise est glaciale par moment. Je me couvre. Toujours pas faim. Je tente une soupe 😵😵😵" C'est du sel à l'eau" 🤢🤢🤢 Les nausées s'accentuent... Tant pis... Je mets quelques denrées dans mon "doggy-bag" ( qui, pour la petite histoire, est un sac-à-crotte piqué à Verbier parce que je n'avais plus de sachet 😅💩😂) et j'amorce les 1600 m et des bananes de descente ultra technique en faisant de mon mieux pour ne pas me casser la figure et ignorer les soufflements agacés de mes suiveurs... 😕. J'arrive en bas. Du vallonné roulant se profile... Il faut courir, je crois😅🏃🏼‍♀️ Allons y !!! Quelques kilomètres avant le ravito de la Fouly, mon Bernard sort de derrière un arbre avec un large sourire en criant "Coucou"... Je lui saute au cou... Je suis tellement heureuse de le voir... Il me rebooste. Je ne laisserai pas mon dossard sur la première base de vie. Je repars.
Un gros morceau m'attend... Trois Cols entre 2500 et 2700... La pluie est là. Le terrain devient glissant et boueux... Tout ce que j'aime... 😫😫😫 Toujours ces nausées en montant... Mon mental se bat avec les éléments... Qui gagnera ??? 🤔 Pour l'instant il faut redescendre... Pas le droit d'abandonner ici, personne pour me prendre en charge...Je suis frigorifiée au col Saint-Bernard. Je me bâche avec tout l'attirail. Col des fenêtre, allez je redescends vers la deuxième base de vie. Le jour tombe. Les frontales s'allument... J'ai froid, j'ai les pieds boueux et trempés, la nausée ne me quitte plus... "Qu'est ce que je fous là ?!?!?" C'est décidé :Si mon Bernard est là, je rentre me coucher au chaud.... Quelques km avant Bourg Saint-Pierre mon Homme est là... Je me mets à pleurer... Je lui dis que je ne veux pas repartir.... Il ne dit rien et m'accompagne en m'écoutant raconter mon périple. Il me laisse à l'entrée du ravito et m'embrasse en me disant :"je t'attends à la sortie. Mange, change toi et on y va..." Je le regarde incrédule "Heu... Non, tu n'as pas compris... Je ne repars pas !!!" Je rentre dans le gymnase, comme un automate, je me mets au sec, avale un plat de pâte en virant la sauce trop salée et je décide de me faire masser le temps de réfléchir... Les heures d'entraînement, les concessions, les efforts demandés à mes proches et surtout à mon Bernard.... Je n'ai pas le droit de lâcher la course... Un tapotement sur le bras me réveille. Le massage est fini. Je prends mon sac, mes bâtons. J'embrasse mon Bernard et je repars. Les jambes sont toujours là, la nuit m'enveloppe et sèche mes larmes... Je suis le faisceau lumineux de ma frontale jusqu'au Col des Milles et j'attaque la descente vers Lourtier. Après un sigle boueux et casse-gueule abrupte, un interminable DFCI en pente douce serpente vers les lumières du village... Les problèmes commencent : je n'arrive plus à dérouler... Les jambes sont lourdes. Je n'arrive qu'à boire. Je ne mange plus. Ça ne passe plus... Il est là le cœur du problème... Bon, de toutes façons il faut descendre au ravito. Je ne vais pas rester au milieu de cette forêt... Je descends en trottinant comme je peux... J'irai sûrement plus vite en roulant... Je me sens toute gonfle 😳😳😳
Lourtier: il reste 13 km. "Tu ne vas pas laisser tomber là cocotte" Je prends le risque de gober un risotto... Je me force, au pire il ressortira🤢... Et je me dirige vers ce qu'on appelle "Le Mur" 1200 de D+ sur 4 km... Je mets mes dernières forces... Je pousse sur mes bâtons, mes quadris couinent.... Je guette les bip de ma montre qui m'annoncent chaque km.... et je ne lève surtout pas la tête pour voir où j'en suis...
La Chaux: ça y est j'ai fait le plus gros.... Reste 6 km avant la délivrance... Mon combat n'est pas fini... Je n'arrive plus à courir😭😭😭 Ça va être loooooonnnngggg !!!!! Le bougre nous fait virevolter au dessus de Verbier sur un sigle vallonné... Je suis exposée... Les larmes coulent ( et oui... Encore... J'aurai fait ma chouineuse sur ce coup là ... De toute façon je m'en fous... Je suis toute seule... 29h que je suis Toute seule....) "Je veux rentrer" 😭😭😭 Un DFCI indique Verbier tout droit, j'hésite quelques secondes à le prendre pour en finir mais je me ravisé et reprends mes petits fanions oranges.... Ça y est j'approche.... Au put...g... Une marre de boue incontournable juste avant le bitume.... Il faut vraiment arriver crotte de cette course😱😱😱 Aller, une dernière glissade sur les fesses et c'est la route... L'arche est là... J'essaye de courir mais j'ai plus l'impression d'être un pantin démantibulé... Le BIP de la FIN... Je ris, je pleure... C'est fini !!! Je suis dans les bras de mon Homme❤️
J'aurai beaucoup beaucoup appris autant pendant la préparation que lors de la réalisation de ce Trail.... J'ai découvert des ressources insoupçonnées. J'ai changé des interrogations en certitudes.... Je sais où je vais. La route fut douloureuse mais m'a mise en face-à-face avec moi-même....
VENI, VIDI, VICI 💪💪💪
Un GRAND MERCI à Mon Bernard chéri qui à subi mes entraînements, mes doutes, mes peurs et à assurer mon suivi pendant toute la course en apparessant au point stratégiques comme par magie pour que je sois Finisher..... 💕💞💖
À mes amis Anne Adb, Elsa, Damien, Ingrid & Sylvain, Jean-marie Titi, Willow..... Et bien d'autres.... (excusez moi si je ne vous nomme pas.... 🙏)
À ma kiné préférée Hélène qui s'est occupée de mon corps et de mon mental avec vitalité et douceur...
Et enfin, à mon coach JP Camm qui m'a appris beaucoup avec un plan d'entraînement et un suivi dépassant mes attentes. À présent, les chiffres parlent... 😉
Je repartirai sur les chemins bientôt... encore plus forte d'expérience....
NB: Il faut quand même le dire...😅 Ce trail est certes très, très exigeant de par son ratio D+/km et ses parties intermédiaires roulantes mais il est également MAGNIFIQUE avec des paysages dantesques et juste magiques...
 
 
 
 

TSB 2020

Retour sur le Trail de la Sainte Baume - Officiel 🏃‍♀️ avec Calvin Ator

qui monte sur la 1ère marche du podium 🥇sur le 45km.

Sur le 25km Ania Darmograi fait également 1ère 🥇et devance Eugénie Ricard, seconde 🥈.

Côté masculin 🏃‍♂️ Marc Penniello termine 1er V1 sur le 45km🥇.

Bravo à vous et à tous les Mtciens pour avoir pris le départ d'une course sous les couleurs du Marseille Trail Club !!!

Forza MTC !!!

 
 
 
 

Trail du Ventoux 2021

[COMPÉTITION] Youpi c'est l'heure de la reprise de la compétition ! 🙌🏻
Bravo à nos championnes Ania Darmograi et Yana Kokorina , qui finissent 🏁 respectivement 48ème au scratch / 6ème Féminine et 7ème de sa catégorie sur le 46km de l' Ergysport Trail du Ventoux version été ! Une course de reprise de très haut-niveau !
FORZA MTC 💪 !!!

 
 
 

Trail de la Galinette 2020