Gemtrail 2017 By MTC

Gemtrail 2017:
- Charlotte : 2eme F sur le 26kms
- Elias et Quentin respectivement 1er et 2ème Espoir sur le 26 également 
- Danielle 3ème V2 sur le 42 kms 

Toutes nos félicitations à eux !!
Et bravo à tous les représentants du club 

MTC Power !! 

GRC 2017 By Loizoo

44h15 pour faire 185k et 8000+ pour Titi et moi...et trois semaines pour faire 10mn de film :)
10mn pour essayer de faire ressortir le plaisir que j'ai eu de faire cette balade avec Titi, un grand merci à lui pour sa patience et ses conseils.
10mn pour montrer à quel point nous avons eu une assistance hors norme avec Kty et Lacanette !!! Grace à vous c'était encore plus sympa !!! Un vrai bonheur de vous retrouver aux ravitos...sans parler des bières et pizzas :) Merci encore à vous 2

10 mn pour montrer que Ju est un monstre ..très peu d'images il va trop vite :)
Bravo à Fab aussi pour son chrono après des nuits en bus :o 

Seul regret ? On aurait du pousser à 200k c'est plus marquant comme chiffre  :lol: :lol: 

Le CR est simple, ça monte un peu, pareil pour la descente, une rencontre bien sympa avec un toulousain, Fabrice, 35mn + 15 mn de sommeil pour moi...la mer dans les Corbières :ugeek: que 35mn pour Titi !

Une ambiance de course comme dans les OFF, des ravitos comme il faut avec des supers ravitailleurs, le pompom pour celui de Sougraine  :D 
Merci à tous j'ai kiffé tarpin grave bien...et le dos à pris sa revanche !

https://vimeo.com/242453983

 

Weekend by MTC

Encore un week-end au MTC sur les sentiers....encore des podiums...encore nos traileuses mises à l’honneur !!!
Qu’est-ce qu’on est galant chez nous !! 
- sur l’Alpin Trail de Pichauris notre gazelle Søphïe remporte le 30Kms 
- dans l’autre hémisphère, la championne des Philippines, Stéphanie finit elle aussi 1ère féminine sur « la mesa nature »
- et loin du soleil et dans le froid, Yana, une de nos coachs, se classe 5ème du TSL (tour des sources de la Loire), un parcours de 71Kms.

Toutes nos félicitations à elles, vous êtes formidables !!

MTC Power !! 

TSL By Yana

Bon je me suis décidé pour pondre un petit CR de ce TSL inconnu de grand public. Tout le monde sait les raisons pour lesquels je me suis inscrite à ce trail : d’aller chercher le point manquant pour retenter mon inscription à la CCC 2018.
Quelques jours avant le départ je vois la météo et c’est le stress : le froid et la pluie sont annoncés, ça me rappelle le trail de Roc de la Lune, en plus 72 bornes, c’est carrément démotivant  :triste2: Mais je ne me donne aucun choix, d’autant plus, que mon compagnon, traumatisé aussi par ma blessure au Roc de la Lune décide de venir avec moi au cas où …
On arrive le vendredi soir dans la nuit et le froid, il y a la neige dans les champs, ça promet ! Je me couche tôt, la navette pour le site de départ est à 3h50 ! Le réveil sonne à 2h45, ça pique ! Difficile d’avaler un petit déjeuner à cet heure-ci, mais je me force. Pendant une heure de trajet dans la navette j’essaie de dormir, mais sans succès. On arrive à St Eulalie le village de départ à 5h pour un départ à 6h30. Il fait -2°C avec un petit vent du nord. Heureusement que les organisateurs ont prévus une petite salle chauffée et le café, nous restons entassés à l’intérieur plus d’une heure avec une bonne ambiance entre les 150 fous partant dans la même galère  :lol: 
A 6h20 le directeur de la course nous invite de sortir, et oui, il faudra bien prendre le départ. Un court débriefing qui dit en gros : la première partie est sur-balisées et roulante et la deuxième partie moins roulante et moins balisé  :malin1: Le coup de sifflet à 6h30 et c’est parti !!! Pour commencer 4km de bitume sur le plat et les faux-plats pour s’échauffer avec un vent de face tout de même et ensuite on emprunte le chemin qui monte dans les pâturages, on dirait un champ de bataille parsemé des gros cailloux et les bouses de vaches. Mais ce bonheur dans le pré ne dure pas, car nous rejoignons de nouveau le bitume  :triste2: et ça cavale sévère ! On se croit sur un semi-marathon … Entre temps le jour se lève, mais nous sommes sur les plateaux des montagnes ardéchoises et avec le brouillard on peut juste distinguer les champs un petit peu enneigés. C’est compliqué de trouver la motivation pour avancer, alors j’analyse combien il y a de concurrentes devant, il me semble que j’ai vu 2, donc je dois être la 3-ème et je m’accroche donc à cette idée de podium un peu fantasque. 
Le km 22 arrive avec le premier ravito, 2h30 de course, le temps que j’ai à peu près prévu et je suis en plein forme. J’avale vite un verre de soupe et j’appelle mon homme pour dire que j’arrive au prochain ravito du 33-ème km d’ici 1h30-1h45. En partant je vois une féminine qui me précède et je m’accroche. Les 11 km de cette partie sont un peu plus « jolis », il fait jour, il fait un peu moins froid, mais il y a encore quelques portions de bitume qui cassent mes vieilles articulations  :/ La femme devant a un bon rythme, je le tiens, mais je commence à être fatiguée. La descente vers le lac d’Issarlès est joli, c’est un beau tapis des feuilles jaunes et oranges, mais c’est un tapis traitre : il y a des cailloux ronds dessous pour bien tordre les chevilles et des racines pour bien glisser !!! Je me prends une belle gamelle sans dégâts et… je perds ma concurrente, tant pis, le ravito n'est pas loin et il faut que je me pose un peu. Ce qui est bien c’est que les ravitos sont dans les salles chauffées avec des sanitaires, je profite pour changer les tee-shirts trempés sous la super veste d’Ingrid. Par contre il ne faut pas oublier de se faire « pointer » : c’est à l’ancienne : il y a une bénévole avec la feuille et le stylo dans un endroit de la salle ou tu ne l’a vois pas forcement ! Je reste une bonne dizaine de minutes entre le pointage, le change et la soupe, et c’est déjà plus dur de repartir, 20km m’attendent jusqu’à prochain point. Je donne rdv à mon chéri dans 3h. 
Malgré le parcours un peu plus varié et un peu plus beau, ça devient carrément difficile à avancer à un rythme correct, les jambes sont lourdes et les douleurs surgissent dans les genoux dans ces descentes, pas trop raides, mais bien caillouteuses ou avec pleins de feuilles qui cachent les pièges. Je cours essentiellement toute seule, on n’est que 150 sur le parcours. Vers 40ème km une nana me double dans un faux plat montant, toute fraiche et souriante, elle m’encourage, mais je n’ai plus de jus. Tant pis, je passes la 4ème, fatiguée, il ne reste plus que 32 km  :mrgreen: . Je traine comme ça jusqu’au ravito du 53 km ou mon homme m’attend, heureusement qu’il est là !!! Je commence avoir faim, alors je prends un peu de temps pour prendre une soupe et un micro sandwich au fromage et je me décide même changer les chaussettes humides et boueuses. Il y a quelques femmes qui arrivent au ravito, il y a une qui repart déjà, mais je me dis de toute façon le but c’est juste de finir, je ne me mets pas de stress. Je repars en marchant dans le faux plat montant pour bien digérer le sandwich  :langue3: 
On est sur la partie de la course ou la tempête de mois de juin a fait des grands dégâts, les chemins ont des tranchées au milieu, des trous et des gros cailloux, il y a les arbres cassés partout. Les descentes sont courtes mais il faut être vigilant.
Au bout de 500m il y a une femme qui me double, 2km plus loin encore deux qui me dépassent, mais je n’arrive plus à relancer, il reste 16km, je traine … Une autre mauvaise surprise : le passage incontournable sur un sentier avec la boue jusqu’à chevilles : ça ne servait à rien à changer mes chaussettes une demi-heure plus tôt  :mrgreen: . Bref, le morale est dans les chaussettes  :diable: . Le chrono que j’ai prévu est 10h, je dois arriver vers 16h30, mais le temps passe, mais pas les kilomètres. Au bout d’un moment, vers le km 62 le parcours se raidit, les montées dans la forêt sont bien pentus, pas très longues, suivies des petites descentes pas compliquées. Je commence me sentir bien sur ces montées ou il faut marcher les mains sur les genoux et bien solliciter les quadris. Je pense à mes séances de crossfit bénéfiques pour les jambes et j’avance bien. Cette remontée d’énergie commence à payer : je double une femme et les deux autres un peu plus loin. La dernière montée avant le point d’eau au km 67, je vois encore une femme qui monte avec les bâtons, je redouble d’énergie et elle est derrière moi ! J’arrive au point d’eau, j’attrape deux quartiers d’orange (erreur !!!) et je repart. 5 km des larges chemins en faux plats montants et descendants sont interminables, en plus à ce stade de course le sucre de l’orange me donne une légère hypoglycémie  :berk1: , la tête tourne il ne manque plus que ça, vite, j’ai un bout de pain dans le sac, j’essaie de le mâcher avec un peu d’eau et les vertiges et les nausées cessent. Par contre sur ce chemin propre, souple et large, je n’arrive plus à courir, des douleurs aux genoux et aux pieds sont bien là avec mes chaussures plein de boue, je n’ai qu’une envie c’est d’arriver au plus vite en espérant que mes poursuivantes ne me rattrapent pas ! Je regarde l’heure, je table maintenant sur 10h30 de course et j’essaie d’avancer entre la marche sportive  :mdr1: et le footing à 7 km/h. 
Enfin, je vois de loin la salle d’arrivée, quelques supporteurs et mon chéri qui m’attend ! C’est fini ! Je suis heureuse de boucler cette course pas facile, malgré le dénivelé par très important 2400D+ pour 72 km! J’apprends au pointage que je fini la 5-ème, pas la 4-ème comme je l’ai pensé, car dans le départ la nuit je n’ai pas vu une qui est partie devant. Mais la satisfaction est là malgré le chrono raté d’une demi-heure, mais sur 72km je me le pardonne  :amen: 
Je remercie tous pour vos encouragements et mon compagnon qui était là, sans lui je pense que ce serais plus difficile dans tous les cas moralement. 
PS En ce qui concerne les fautes de français dans le texte, vous pouvez me les envoyer en MP  :hehe:

 

Trail du Bourbon (La Réunion) By Soofhy

201710 DIAG SOPHIE

Le voici le voilou
Mon "trail du Bourdon", 116km 6600 d+

Je vous passe tous les changements de dossards, qui me font finalement prendre le départ de cette "petite" distance, malgré l'absence d'entrainement du dernier mois...( enfin de déniv surtout...). Mais je me sens en forme. Début de course nickel, tout se passe bien. Puis c'est le drame ! Après 2 km de montée avec un autre coureur, on croise un 3eme qui vient de faire demi-tour et qui nous dit qu'on est sur le parcours de la diag! Alors qu'on a suivi le balisage depuis le dernier ravito! On fait demi-tour dans cette superbe descente technique, pour se rendre compte qu'il y avait une intersection avec des balises des deux côtés... sans aucune indication autre.... on repart en petit groupe, je suis deg. Ma frontale me lache... je sais que j'ai perdue une heure et fait une grosse chute au classement. Je continue a avancer sans aucune envie. Pour la premiere fois je pense très serieusement à arrêter. C'est ce que feront plusieurs mecs qui ont fait la même erreur ( en un peu moins long) au ravito d'après. Je bous interieurement, mais me dit que je ne peux pas fair un caprice pour 4 petits km!!! Je discute avec une fille qui me dit vouloir faire 24h, et je lui propose d'avancer avec elle. Perdu pour perdu, au moins que ce soit fun! On avance très tranquillou jusqu'à la roche plate. J'en ai marre. Je m'endors, ce qui me vaut un superbe vol plané dans un buisson ( ça me reveille un peu!). Et apres une trèèès longue pause, j'entends crier mon nom!  Sandra Cochini est dans la place!! Prête à repartir, je repars avec elle. Trop bien ! Petit rythme cool, j'ai un regain d'energie de fou ( peut être les 2 cafés-petits beurres???). Puis elle m'incite à tracer ma route, et je finis par y aller. Deux objectifs : arriver à l'heure pour l'apéro, et si possible avant la tombée de la nuit. Et la c'est le début de la remontada! C'est génial. Salut Apostolos Teknetzis! Courage! A partir de ce moment là, je n'ai fait que doubler jusqu'à la fin. J'entraine dans ma folle course plein de coureurs qui ont un peu de quoi relancer. Je suis complètement up. Le prochain coup de mou saura patienter jusqu'au chemin des anglais. Bim. D'un coup. Putains d'anglais. La fournaise. Je peine. Je cuis. Je suis à bout. Je veux rentrer à ma maison. Arrivée a grande chaloupe, il est 16h, l'arrivée avant la nuit est jouable. 7 km de montée, je relance, et m'accroche à un coureur de la diag qui à l'air de vouloir rentrer chez lui aussi. Euphorie générale, ça commence à sentir l'écurie. Arrivée au colorado, plus qu'une descente, que l'on m'a annoncée difficile. J'enfile une nouvelle paire de jambes ( je sais pas où elles étaient avant) et je m'engage. Je vole. Je me régale. Je chute. J'ai mal mais c'est pas grave. Je repars de plus belle malgré les conseils avisés d'un anglais "you just have to finish". Putain d'anglais. Bruits des hauts parleurs. Bitume en vue. Libération. Accélération. Arrivation!!! Trop contente. 21h24 de course. 5eme femme, 24 eme au scratch. La 4 eme est encore la, arrivée 4 minutes avant... aucun regret j'ai tout donné.
Au final, j'ai vraiment pris un gros coup avec ce petit détour gratuit. Et probablement que mon temps n'aurait pas été le même. Mais je suis très contente de la globalité de ma course, d'avoir pu relancer, d'avoir géré du début à la fin sans aucun problème annexe. Contente de voir que ce que j'ai fait cet été a payé! Ravie d'avoir pu échanger, d'avoir pu m'éclater une grande partie de la course, dans ce cadre magnifique. Pas de "et si ..." inutiles. Je vais juste tenter de négocier un dossard pour la diag l'an prochain, ils me doivent bien ça !!!
Et merci aux supporters et à l'orga, c'est quand même ouf tout ça!