Ultimate Race 2017 par Sophie

 

Bon, c'est long, mais y a quand mm 20 heures à raconter!!!

Voilà, c’est le grand jour. Oui je suis stressée. Mais bon comme j’ai pas mon cardio je me dis que le coeur qui bat la chamade avant même le départ c’est juste une impression :o !
Go ! Comme convenu avec mon coach perso, je pars à vitesse « cool », enfin j’avance mais je reste en allure confort. Je fais une bonne dizaine de kms avec Gaspard, ça roule, c’est cool. Première montée, comme d’hab je me fais doubler, mais je résiste à la tentation d’accrocher. Ne surtout pas se mettre dans le rouge. Gaspard me sème. Il le paiera plus tard :twisted: 
J’envoie dans la première descente, je redouble pas mal de monde, dont Gaspard, et, oh miracle, je double la deuxième fille, et arrive au ravito au moment ou Mélanie Rousset le quitte !!! Moi qui la croyait bien loin… Ne pas s’emballer… Mais ça donne un peu d’espoir ;). Partie roulante jusqu’à la remontée de la Sainte Victoire, je gambade, il paraît même que j’ai doublé Dawa Sherpa… Remontée, puis redescente vers Puyloubier, je m’éclate, grande forme, mais je sais que Mélanie m’a déposée. Au ravito, je me mets en condition pour les 30 bornes « roulantes ». Je sors les runnings du sac (ça fait rire tout le monde), changement de chassures, ipod dans les oreilles, un morceau de banane, et c’est parti. Le but : avancer, sans se griller. Je suis trop bien. J’avance super bien, la fraicheur tombe, les oiseaux chantent, moi aussi (j’espère que je me suis pas faite grillée !), je double un mec, 2 mecs, 3 mecs, un tarahumara, 2 tarahumaras, et… Mélanie Rousset. On discute 5 minutes, (elle est médecin aussi :) !), je sens qu’elle se demande un peu ce que je fous là (moi aussi), et je lui dis qu’eel va me rattraper dans la prochaine montée sans souci (je le pense sincèrement). Puis je fonce vers plan d’Aups . J’arrive toute fraiche à mi-parcours. Tout le monde me demande ce que je fous là, si je suis sur le half ou en relai, personne ne veut me croire… bref je change mes chaussures, mange un bout rapido, et file discrètement avant l’examen médical obligatoire. Je repars en 4ème position au scratch. Je commence vraiment à me demander ce qu’il se passe. La montée de la Sainte Baume passe easy, puis la cr^te un peu longue, mais je m’amuse à chercher le balisage et ces moments de grande solitude sous les étoiles me plaisent. La redescente se fait tranquillement, je commence à ressentir un peu la solitude, et la fatigue. Pas tant musculaire, mais surtout l’envie de dormir. Le ravito du col de l’ange me fait grand plaisir, ravie de revoir des humains, mais pas de café:| ! Je repars en me perdant, un petit km de bonus, pas grave, il n’y a personne jusque loin derrière moi. Puis un jeune homme chevelu fini par me dépasser, on discute un peu, la fatigue est très présente, mais j’avance. Il me dépose. Et arrivé au pas de Belle fille, j’entame la remontée, quand j’entends quelqu’un arriver derrière moi. Je me retourne, je vois Mélanie. La tenue jaune, la couette, la casquette, tout y es. C’est foutu. Je sais que je ne peux plus rien faire. Je continue à avancer, attendant le moment fatidique. Et derrière moi, une voix d’homme… C’est mon cher Bertrand, le jeune homme chevelu qui m’a déposé un peu avant… A priori quelques problèmes de balisage ! Et oui, j’ai eu une halu « Mélanie… ». Pas tranquille la meuf…
On repart ensemble, et cette fois ce sera jusqu’au bout. Le ravito e cassis fait du bien, le jour commence à se lever, y a du café !!! On repart, se racontant nos vies, sur les 30 petits derniers kms. C’est le début du calvaire. Mais beau, on est 2, et putain c’est beau quand même !!! J’ai l’impresion que le balisage nous éloigne sans cesse de notre point d’arrivée ! Ca monte, ça descend, ça cailloute, on continue à courir, mais la douleur aux cuisses est omniprésente (sans parler de ma tendinite de la patte d’oie qui a commencé au 10eme km…). Il relance dans la montée, moi sur le plat, on fait ce qu’on peut dans la descente. Puis on arrête de parler. Dans le dur +++. Callelongue est une petite réjouissance, même si les 6 derniers kms s’annoncent corsés. Mais bon, on y est presque !! Je me retourne toutes les 2 minutes persuadée que je vais voir Mélanie débouler comme une furie. Et que je serai impuissante.
Puis après quelques insultes aux organisateurs, et aux cailloux, Titi est là !!! l’arrivée est proche !!! Sprint final, à au moins 7km/heures.
A y est, c’est main dans la main que nous franchissons cette putain de ligne d’arrivée de ******** !

Et là, bonheur ultime !!!! Et j’apprendrai par la suite que Mélanie était 3 heures derrière…
Merci à tous pour vos messages de soutien et félicitations ! C’est bien grâce au MTC que j’ai appris tout ça :gene3: !!!!