Trail des Passerelles 2017 by Etienne

201707 PASSERELLES ETIENNE

Je continue sur ma lancée, après le CR du MMB, voici mon CR du 65 km 3500 D+ des Passerelles (en doublon sur fb).

Ayant fait le 40 km l'année dernière et l'ayant trouvé top, notamment grâce aux passages sur les fameuses passerelles himalayennes, j'ai repris très tôt mon billet, mais pour le 65 km cette fois...5h d'effort c'était trop court. J'arrive à embarquer Sylvain dans l'affaire. En plus, on aura droit à une assistance, dont le nombre ne cessera d'évoluer, d'abord 4, puis 5, puis finalement 2...les deux meilleures, Alex et Ingrid :D

Objectif de la course : partir à 2 et finir à 2, en laissant Sylvain mener le rythme, pour moi, c'est une sortie longue, donc ce sera rythme tranquille pour ne pas compromettre la suite du plan, étant donné que c'est l'EB l'objectif. On se fixe des temps de passage sur la base de 10h30-11h.

Avant la course, un beau petit we s'annonce avec arrivée au camping le jeudi soir. Dès le vendredi matin, départ pour Treffort (lieu d'arrivée des courses du we), embarquement sur la navette pour une traversée du Lac de Monteynard direction Mayres-Savel et rando de 12 km pour revenir au point de départ en empruntant des portions de la fin de la course, dont les 2 passerelles, du Drac et de l'Ebron, toujours aussi magnifiques. Au retour sur la plage, petite baignade dans une eau bien fraîche, idéale pour le corps. Le soir, petit barbeuc sur la terrasse du logement pendant lequel le responsable cuisson a failli à sa mission et enfumé tout le camping, n'est-ce pas Sylvain ? XD

Le samedi matin, c'était sortie trail pour les filles et repos/prépa des sandwichs du midi pour les garçons, enfin je dois quand même rendre à César ce qui est à César, c'est Sylvain qui a fait tout le boulot, sauf si on considère que sortir les wraps de leur sachet peut être considéré comme une assistance utile...Puis, départ pour la plage de Treffort où on retrouve les filles à la fin de leur balade. Juste le temps d'avaler le pique-nique et c'est le retour au camping pour se reposer et préparer la bouffe et les sacs pour le lendemain.

Dimanche matin, jour-J, réveil à 3h30, ça pique après une nuit compliquée pour tout le monde (le seul bémol du camping : chambres trop chaudes et oreillers trop durs). Petit-déj avalé, 4h30, c'est l'heure de partir pour La Mure. Arrivés à 5h, on profite de l'ambiance et de notre assistance avant d'aller se placer sur la ligne. Alors là, deux nouveautés pour moi : pas d'échauffement d'avant-course (ce sera pour les 20 premières minutes de course) et, surtout, départ dans le 2e tiers du peloton, ça fait bizarre de pas avoir le nez collé à la ligne de départ et de voir quasiment tout le monde de dos :D

5h30, c'est parti !!!! Le rythme est parfait pour mettre en route la machine tranquillement, mais les premiers bouchons arrivent rapidement avec 2-3 passages étroits, donc difficile d'adopter une vitesse de croisière jusqu'au 5e km. A partir de là, tout se déroule comme prévu jusqu'au ravito du km 21, Sylvain imprime le rythme, je trottine à ses côtés, le cardio est nickel, on se fait plaisir, malgré une petite chute pour moi au km 12 et une pour lui au km 18 mais sans gravité (1 partout, balle au centre...et elle y restera), et cerise sur le gâteau on arrive en 3h tout pile pour un objectif fixé à...3h, sans forcer. On retrouve nos assistantes de choc, avant et après le passage dans la mine, ce passage que j'attendais avec impatience , c'est magique !!! Mais dès la sortie du ravito, quelque chose cloche, Sylvain ressent une douleur au fessier qui l'empêche presque de courir. Le rythme de course ralentit donc forcément, mais on s'en fout, le but c'est d'arriver au bout tous les 2, ensemble. On arrive au ravito suivant, 6.5 km 300 D+ plus tard, tant bien que mal, Sylvain est proche d'abandonner mais on le convainc de continuer au moins jusqu'au prochain ravito, à 4 km et 200 D+ de là, avant d'attaquer le juge de paix, la montée du Sénépi, 1000 D+ en 6.5 km. Les 4 km passent mais je sens bien que Sylvain n'est pas en super état, même si ça me semble aller mieux. On arrive au ravito, on retrouve Alex et Ingrid, on se pose 20-25 min le temps de voir s'il peut repartir, mais il décide finalement d'être prudent et de s'arrêter, pour s'éviter des mois de guérison. De mon côté, m'étant mis volontairement en sous-régime depuis le départ, j'ai l'impression de tout juste commencer la course. Mais moralement c'est pas évident de devoir abandonner mon acolyte et repartir en solo. C'est donc en solo, musique dans les oreilles que j'attaque la montée après 5h20 de course. Je continue sur mon rythme sage, tranquille, et je récupère malgré tout un paquet de morts qui se sont cramés les ailes sur la première moitié du parcours. La montée est irrégulière, alternance de portions très raides et de replats, mais tout en forêt, ce qui est le bienvenu vu que ça commence à bien cogner. Je double, double, à l'infini (et au-delà !!!), et j'arrive au sommet en 1h28, tout frais. Quoi, elle est déjà finie ??!! Je profite de la vue somptueuse au sommet, vue à 360 sur les massifs grenoblois et vue plongeante sur le Lac, ça valait le coup de monter ici !!! Dans la descente très roulante qui suit, j'envoie un peu, histoire de dérouler les jambes, sans plus, mais je continue de doubler en pagaille des coureurs à l'agonie donc j'ai l'impression de descendre comme Jornet dans les Posettes. Je fais un arrêt express au ravito du km 41, un verre de Saint-Yorre, on sait jamais. Je reprends la descente qui doit m'emmener au ravito du km 50 où m'attend l'assistance. Entre-temps, un bon petit coup de cul d'1 km me stoppe dans mon élan. Une fois passé, c'est reparti pour le déroulage de gambettes, aucune sensation de fatigue, j'arrive en 8h tout pile à Mayres-Savel, comme prévu dans le plan initial. Mes assistants sont au top, mouillage de visière, apport de Saint-Yorre, de produits salés. A partir de là, je me dis que les 10h30 sont jouables sans forcer outre mesure. Tout en descente jusqu'à la première passerelle, puis les montagnes russes jusqu'à la deuxième, tout se passe toujours aussi bien. En sortie de passerelle, arrive une portion, que je n'avais pas aimée l'année dernière, d'1.5 km bosselée pour arriver au dernier ravito, juste avant la dernière montée, 450 D+. Mais cette fois, aucun pb, elle est passée facile. Je décide de continuer sur ma lancée en faisant la dernière montée sans forcer. Elle est pas trop mal sur sa première partie, en sous-bois avec une portion en balcon, mais la deuxième partie est sans intérêt sur une route carrossable qui n'en finit pas et qui est en plein soleil, elle me gonfle !!! Mais j'arrive enfin au bout et je me dis que je vais me faire plaisir sur les 3 km de descente, mais non, elle est tout en single et je me récupère les coureurs du 40 km, donc descente par à-coups à coup de "à droite !!" "à gauche !!". C'est donc sans avoir pu totalement lâcher les chevaux, alors que l'envie était là, que je déboule sur la plage, retrouvailles avec l'assistance, dernier virage à droite et c'est le passage de ligne en 10h17, en super forme, les jambes un peu fatiguées mais sans plus. S'il avait fallu faire 35 km de plus, je les faisais sans souci, n'ayant pas du tout puisé dans les réserves. Donc, au final, une bien belle sortie longue que je conseille à tout le monde, elle vaut le coup, que ce soit pour les paysages ou l'organisation qui, comme l'année dernière, a été exemplaire.

J'aurais tellement voulu passer cette ligne avec Sylvain mais le sort en a décidé autrement. En plus, vu comment la course s'est passée, t'aurais clairement mis la misère à Anne-Marie !!! XD On remettra ça :)

Donc merci Sylvain pour les 31 premiers km, c'était un régal de courir avec toi, et pour l'assistance sur la deuxième partie de la course !!

Mais surtout un grand merci à Alex et Ingrid pour le lever à 3h30 (bon ok 3h45 ;p) du dimanche matin, l'assistance et la bonne humeur tout au long de la course, c'était top !! :)

Un we parfait quoi !!!