UTCAM Trail de la Vésubie 2017 by Coline

Ici Torticoline :) , car si mes jambes se portent parfaitement, la course a laissé quelques séquelles sur ma nuque. 
La faute sans doute aux descentes longues, techniques et raidissimes (900mD- sur 2,5kms pour le début de la pire d’entre elles) qui te cassent les quadri, les genoux et qui n’ont pas forcément d’intérêt « paysagistique». Voilà le pire défaut de ce trail selon moi: l’organisation en souhaitant programmer des courses reconnues pour leur difficulté (les chiffres parlent d’eux-mêmes : seulement 1 finisher sur 2 sur le 145kms / sur le 45kms 38 femmes inscrites, seulement 16 finishers…) en oublie parfois le plaisir du traileur, cette adrénaline qui naît quand on peut dérouler dans la descente sur d’agréables chemins qui zigzaguent plutôt que du « droit dans le pentu sans chemin véritable » qui casse ! D’ailleurs, c’est Jean-Phi qui le samedi nous avait livré en amont cette même analyse pour le 145kms. 

Bref, maintenant que j’ai poussé mon petit coup de gueule et évacué le gros point négatif, je m’en vais retrouver ma « positive attitude » pour la suite de ce CR car ce fut un WE (presque) parfait.

Déjà la veille cela commençait plutôt bien avec entre autres:
- un logement gratuit à 50m de la ligne de départ pour mon acolyte et moi-même (merci papa et le Parc National du Mercantour)
- au goûter, les meilleures glaces artisanales de mon été chez « Sarah et Nicolas » (et pourtant croyez-moi j’en ai testé un nombre incalculables ces 2 derniers mois :langue3: ) ! 
- l’arrivée du 1er du 145kms, qui plus est un gars du coin : super ambiance ! 
- au dîner un restau bon et sympa (don’t worry, on a été des sportifs à peu près raisonnables on a pris des pâtes)

Mais surtout le jour J, j’ai pris beaucoup de plaisir.
Tout d’abord car le parcours nous fait passer par des montées et de sympathiques singles plats en forêt, bien ombragés, et donc une chaleur très supportable. De plus, les paysages en altitude, au sortir de la forêt sont beaux, notamment sur la 1ère partie, avec de superbes vues depuis des passages en crête et des sentiers en balcon.
Ensuite, la découverte de la course en binôme a été très agréable. Les heures passent quand même plus vite à deux : on se détend par l’humour, on se booste pendant les petits passages à vide, etc ! (Et pour ceux qui s’inquiétaient, Choa n’a pas été bavard plus que de raison :ange: :ange: ).
Le petit bonus, c’est aussi mes parents qui sont venus randonner dans le coin et qui ont joué les suppoerters au départ, au 1er ravito du Vallon de la Madone de Fenestre (13ème km) puis à l’arrivée. Ca booste :super: !
Enfin j’étais en grande forme, vraiment ! Les 3100m de D+ sont passés tous seuls. Quelques courts instants de fatigue mais globalement j'ai même souvent relancé sur les parties plates, quitte à me griller sur cette distance encore inconnue.Heureusement que mon pacer de choc m’a parfois raisonnée, me rappelant que je n’étais pas sur un trail court.

Vient ici le petit bémol de l’histoire … 
15h05 : 31ème km je perds mon acolyte, celui-là même qui m’avait embarqué dans cette aventure. Il prends la décision d’arrêter après 5kms de progression lente et de souffrance pour lui mais pendant lesquels il n’a rien lâché : un mental de choc « mon petit » ;-) !
15h18 : Je repars donc seule de ce point de contrôle en sachant que je n’ai que 12 min d’avance sur une barrière horaire théorique ( le point où s’est arrêté Choa n’est pas une vraie barrière horaire mais l’infirmière nous a dit qu’en théorie, toutes les personnes passant là après 15h30 auraient du mal à passer la barrière horaire du prochain ravito). 

Résumé de cette fin de parcours en solo:
- les 500m de D+ restants passent tout seuls, avec en prime le plaisir de reprendre les 4 places de féminine perdues pendant l’arrêt du 31ème. Au sommet du mont Archas, la vue à 360° vaut vraiment le coup !
- Puis vient la plus horrible et douloureuse descente jamais faite. Ici personne ne court… et beaucoup boitent et glissent.
- 17h : j’arrive au dernier ravito au 37ème km avec 30min d’avance sur la BH : YES :langue2: !
- Je repars sur une DFCI avec quelques parties plates et petites bosses qui font du bien aux jambes …. avant 5 derniers kms de descente, qui font mal à mes quadris déjà complètement traumatisés. 
- Et enfin, à 18h11, une arrivée émouvante (promis j’ai pas chialé) , après 10h11 de course dans le village de Saint Martin-Vesubie, encore très animé ! 

Conclusion : J’ai beaucoup aimé ce format long qui je pense va venir rythmer ma seconde saison de trail au MTC (je me renseignerai toutefois sur les descentes…. car "on n’est pas venu là [uniquement] pour souffrir" :).